Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

Publié le par Mona

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Dans l’Amérique des années 1930, Atticus Finch, avocat de profession, élève seul ses deux enfants, Jem (l’aîné) et Scout (la plus jeune). Il essaie de leur inculquer des valeurs qu’il considère comme essentielles : le respect, la tolérance, le courage, le respect de la vérité. Il est pour cela aidé par sa cuisinière noire, Calpurnia.


Les enfants respectent énormément leur père, sans pour cela s’empêcher de faire des bêtises, au grand dam de Calpurnia. Un nouveau venu, Dill, va devenir leur copain de jeux pendant les grandes vacances. Ils vont au-delà de leurs plus grandes peurs, comme par exemple essayer d’aperçevoir leur voisin Boo Radley, reclus depuis des années chez lui, et sur lequel les commérages vont bon train.


Puis Atticus est nommé d’office pour défendre la cause d’un homme noir accusé par une famille blanche d’avoir violé leur fille. Dans les années 30, même si l’accusé est innocent, le combat est perdu d’avance. Pourtant, il va prendre sa mission très au sérieux, ce qui va lui apporter des ennuis. Un beau jour, la tante des enfants débarque et s’intalle dans la maisonnée en disant vouloir aider Atticus dans l’éducation de ses enfants, en cette période difficile. Elle est particulièrement alarmée par l’attitude et l’apparence de Scout, qui est un véritable garçon manqué, alors que sa tante voudrait faire d’elle une jeune fille de bonne société, comme son rang l’oblige.


L’histoire est racontée du point de vue de Scout, du haut de ses six ans. Avec toute l’innocence de son âge, elle va porter un regard drôle et émouvant sur une affaire qui boulversera sa ville et sa propre famille.


J’ai absolument adoré ce roman. C’est frais, c’est drôle, c’est émouvant, alors même que le thème traité est grave. Mais même si la ségrégation est un thème central du livre, ce n’est pas tout. C’est également une ode à l’enfance, un regard tendre sur la vie en Alabama à cette époque.


Ce livre a connu un franc succès dès sa sortie, en 1960. Cela est probablement dû au fait qu’il est paru au moment de l’émancipation des noirs en Amérique. L’auteure reste une énigme, d’autant plus qu’elle n’a écrit que ce livre et qu’elle n’a donné que de rares interviews. Ce roman a reçu le Prix Pulitzer en 1961.

 


Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

Titre original: to kill a mockingbird

Traduit par Isabelle Stoïanov

LGF, Collection Le Livre de Poche, 447 pages, 2006.

ISBN: 978-2253115847

 

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Challenge 100 ans de litterature americaine

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Luna 04/07/2011 09:46


Je viens tout juste de termier Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur et c'est définitivement une très belle découverte. Ce livre m'a vraiment émue.

C'est assez étonnant de voir des gens se faire mettre de côté comme ça, parce qu'ils ont une mentalité qu'on qualifierait de "normale" de nos jours... De voir Scout et Jem qui ne comprennent pas
vraiment ce qui se passe jusqu'au procès clairement joué d'avance...

J'ai beaucoup aimé ce livre, je comprends mieux pourquoi il est l'une des références de la littérature américaine, il le mérite, c'est certain :)

Si ça t'intéresse, je viens de publier mon avis sur mon blog...

Joli article, je reviendrais ;)

Bonne continuation !!


Mona 10/07/2011 22:08



C'est effectivement un très beau livre. Il porte un beau message d'espoir, de tolérance, d'humanité. Et aujourd'hui on en a vraiment besoin...



silvi 24/10/2010 09:40


j'ai ce livre en attente....j'ai hâte de le commencer, tant les commentaires sont élogieux


Mona 26/10/2010 21:38



Tu ne seras pas déçue ! Et merci pour ton passage sur ce blog !



La librivore 29/09/2010 22:51


Oui, je pense que c'est ça. Elle avait écrit quelque chose de tellement beau qu'elle n'aurait pas pu faire mieux. Et j'ai lu des auteurs comme cela chez lesquels je n'ai pas retrouvé la beauté et
l'émotion du premier livre que j'avais lu d'eux.


Mona 01/10/2010 16:17



C'est vrai, souvent on tombe sous le charme d'un roman, et les livres suivants sont totalement différents, ce qui attire peut-être de nouveaux lecteurs, mais qui déboussole les premiers !



La librivore 29/09/2010 17:52


Oui, j'ai également adoré ce roman et l'histoire de cette auteure très énigmatique. Pourquoi a-t-elle eu si peur d'écrire après ce premier roman? Peut-être qu'elle avait dit ce qu'elle avait à
dire.


Mona 29/09/2010 22:05



D'après ce que j'ai lu , une des hypothèse est que l'auteure a connu l'apothéose avec ce premier roman, alors comment faire mieux qu'un roman parfait ? Evidemment, c'est difficile, et ça l'expose
à l'échec. J'ai remarqué que beaucoup d'écrivains disent qu'ils ne sont jamais complètement contents de leurs livres, et qu'en écrivant ils recherchent la perfection. Peut-être qu'Harper Lee l'a
trouvée dès le départ ?